L’acceptation des amas au champ est officielle
Le gouvernement du Québec a entériné les modifications au Règlement sur les exploitations agricoles (REA) qui officialise les amas au champ pour de bon.
Le nouveau REA a été approuvé par le conseil des ministres du 7 juillet et l’adoption a été annoncée par les ministres Claude Béchard et Line Beauchamp le 21 juillet. Le projet de modifications au REA avait été présenté le 20 mai 2009 et une période de consultation avait suivi.
En plus de l’encadrement de la pratique de stockage du fumier en amas au champ, le nouveau REA permet aux éleveurs de bovins de boucherie et de vaches laitières d’utiliser des rampes d’aspersion basse pour épandre le fumier.
Pour les amas, plusieurs mesures prévues dans le guide de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) deviennent obligatoires. Il faudra donc installer des bandes filtrantes de même que prélever l’amas à temps. Plusieurs autres règles, comme des andains filtrants, s’appliquent selon la pente et la situation précise de la ferme.
L’autre nouveauté principale du REA est l’introduction d’une obligation de transmettre le bilan de phosphore chaque année, avant le 15 mai, au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Les producteurs devaient déjà produire un plan de fertilisation annuel, mais il faudra dorénavant rajouter un formulaire électronique pour transmettre ces données.
Notons par ailleurs que la caractérisation des fumiers et de ses éléments fertilisants est plus encadrée et elle est obligatoire pour une période de 2 années consécutives par 5 ans. Il faudra utiliser les services d’un laboratoire accrédité. Les agriculteurs pourront également choisir des valeurs de référence en teneur de phosphore déterminée par le Règlement, mais ces dernières sont relativement élevées de façon à couvrir toutes les situations possibles. Les éleveurs qui prennent des mesures de contrôle du phosphore (rations, phytase, traitement, etc.) auront donc un grand intérêt à faire caractériser le fumier de leurs fermes. Il faudra que les éleveurs disposent de toutes les terres nécessaires à l’épandage et la quantité précise de phosphore peut influencer grandement la superficie requise.
D’autres modifications précisent les modalités de dépôt des avis de projet et des demandes de certificat d’autorisation.



