La surveillance du climat en piteux état

Malgré les changements climatiques qui affectent la planète, la surveillance du climat au Canada ne semble pas une priorité du gouvernement fédéral si on se fie à un rapport interne dont le journal Le Devoir a obtenu copie.

25 août 2010
par Julie Roy - Environnement

Le quotidien rapporte que l’auteur du rapport, un scientifique lui-même employé d’Environnement Canada, précise que le système de surveillance du réseau climatologique d'Environnement Canada s’est à ce point dégradé au cours des 10 à 15 dernières années qu’il ne sera bientôt plus en mesure de répondre aux normes internationales.

Les conséquences de cette situation sont importantes puisque chaque pays échange ses données avec ses voisins à condition qu'ils respectent les standards fixés par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), ce qu’a du mal à atteindre le réseau de surveillance. Autre conséquence, la fiabilité des données qui permettent de comprendre l’évolution des changements climatiques est compromise.

Le déclin aurait débuté au milieu des années 90 lorsque le gouvernement Chrétien a entrepris de faire des coupures importantes dans sa lutte pour la réduction du déficit. Le manque de fonds et de ressources au sein d'Environnement Canada est si important que Le Devoir mentionne que même des informations climatologiques faciles à obtenir et à interpréter sont laissées de côté.

Le réseau de surveillance du climat a une importance capitale pour connaître les changements climatiques, mais ces données météorologiques servent aussi à l’étude de la faune et de la flore et sont indispensables pour le transport aérien et l’agriculture.