La Filière bio vise une hausse de 20 %
D’ici 2014, le Québec devrait compter 1300 fermes certifiées biologiques, soit un objectif ambitieux de 26 % d’augmentation. Le secteur biologique pourrait ainsi effectuer un bond de 20 % des superficies sous régie biologique en franchissant la barre des 50 000 hectares. Pour atteindre ce but, la Filière biologique du Québec vient de se doter d’un Plan de développement.
« Cette stratégie collective permettra de stimuler à la fois l’offre de produits et la demande des consommateurs », estime la présidente de la Filière, France Gravel. Celle-ci juge que les mesures de soutien financier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) vont contribuer à l’atteinte de ces objectifs. En juillet dernier, Québec a dévoilé un premier plan d’action biologique doté d’un budget de 8 M$ et visant aussi une hausse de 20 % des superficies. Le MAPAQ relèvera aussi sensiblement son soutien financier à la Filière, portant son budget annuel à 250 000 $ comparativement à 50 000 $ par le passé.
Outre l’offre de produits biologiques, la Filière entend aussi protéger la production biologique contre la contamination par les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le sujet est délicat et la Filière entend bien partager cette responsabilité et les coûts reliés avec l’agriculture traditionnelle. Les marchés d’exportation étant particulièrement frileux, la Filière compte également faire pression pour rehausser le contrôle des semences.
Pour atteindre ses objectifs de croissance, la Filière veut mettre en place différentes activités de valorisation de l’appellation biologique, question d’augmenter la visibilité des produits et la confiance des consommateurs. Le logo Bio Québec devrait ainsi prendre la vedette d’une campagne de promotion.
La Filière espère enfin identifier une dizaine de produits-vedettes susceptibles de susciter l’intérêt de l’ensemble d’une chaîne de production. Le succès remporté par le blé bio, transformé en farines et en pains, semble avoir donné des idées.
« Ce plan, affirme France Gravel, s’inscrit dans les tendances sociétales décrites dans le rapport de la commission Pronovost sur l’avenir de l’agriculture, en ce qui a trait à l’importance accordée par les consommateurs à leur santé, à la protection de l’environnement, aux achats de proximité et aux produits du terroir. »




