Coup de pouce au biodiésel québécois
L’entreprise Biocardel, de Richmond en Estrie, pourra compter sur un soutien de 18,8 M$ de la part d’Ottawa pour augmenter sa production de biodiésel.
La PME produit du biocarburant à partir d’huile de cuisson usagée et de gras animal recyclé. L’objectif est de vendre 40 millions de litres par année de biodiésel d’ici cinq ans en créant environ 50 emplois.
Le ministre des Ressources naturelles du Canada, Christian Paradis, a rappelé que son gouvernement entendait rendre obligatoire l’emploi de 2 % de biodiésel dans le pétrodiésel d’ici 2011. Pour le moment, les usines canadiennes ne produisent que 150 millions de litres de ce carburant renouvelable. L’offre sera donc bientôt insuffisante à moins que les projets comme celui de Richmond se multiplient rapidement.
L’usine de Richmond est en fonction depuis 2008 et visait au départ l’utilisation d’huiles végétales « neuves ». La baisse du prix du pétrole a toutefois compromis cette première orientation. Selon des propos rapportés par La Presse, l’huile usagée se vend environ 62 cents le litre et les coûts de transformation s’élèvent à quelque 10 cents du litre. Le prix de revient est donc supérieur au prix de vente pour le moment.
Notons par ailleurs que l’usine de trituration d’huile végétale de TRT ETGO, à Bécancour, pourrait créer des opportunités de production de biodiésel à partir d’huiles végétales si les marchés du pétrole, du soya, du canola et de l’huile de palme sont favorables et permettent de produire du carburant à prix concurrentiel.



