Diversité génétique : un défi à poursuivre

Le bilan de la protection de la diversité génétique des animaux d’élevage s’améliore, mais il reste beaucoup à faire.

24 novembre 2010
par Céline Normandin - Élevage

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèle une amélioration dans la conservation de la biodiversité des animaux d’élevage depuis les dernières années.

Selon une enquête informelle de l’organisme, de plus en plus de pays prennent des mesures pour cataloguer, conserver et mieux gérer la diversité génétique des animaux d'élevage afin de protéger les productions animales. La FAO avait lancé un cri d’alarme dénonçant la perte d'une race d'élevage par mois durant la période 2000-2007 et le risque d'extinction de 20 % de toutes les races d'élevage. L’annonce avait mené en 2007 à l’adoption par 191 pays du Plan mondial d'action pour les ressources zoogénétiques.

Depuis, plusieurs pays ont adopté des politiques en lien avec la FAO pour préserver la diversité génétique, dont le Canada. Agriculture et Agroalimentaire Canada a lancé en 2005 un Programme canadien des ressources génétiques animales. Ken Richards, gestionnaire du programme, déclarait alors que le problème concernait de nombreuses races au pays. Par exemple, chez les bovins Holstein, le coefficient de consanguinité a quintuplé au cours des 15 dernières années. L’organisme Rare Breeds Canada recensait 13 races de bovins, 6 de chèvres, 23 de moutons, 18 de chevaux, 5 de porcs et 37 de volailles menaçant de disparaître au Canada.

La FAO demeure toutefois prudente face aux progrès réalisés. Selon elle, 21 % des races d'élevage sont toujours à risque d'extinction. Au total, quelque 1710 races sont aujourd’hui menacées d'extinction, contre 1649 en 2008 et 1491 en 2006.

L’organisme rappelle que la diversité génétique offre un rempart contre différentes menaces telles que les famines, sécheresse, maladies et les changements climatiques.