Certains vaccins demandent plusieurs rappels et ont une efficacité de moins d’un an, ce qui ajoute au défi de mettre sur pied un protocole efficace.

Certains vaccins demandent plusieurs rappels et ont une efficacité de moins d’un an, ce qui ajoute au défi de mettre sur pied un protocole efficace.

Des programmes de vaccination adaptés

Dans un contexte où l’on parle de plus en plus d’utilisation judicieuse des antibiotiques, il va de soi que le médecin vétérinaire cherche à ajuster ses programmes de vaccination en fonction du troupeau, des maladies émergentes et de la capacité du producteur à gérer un programme de vaccination comportant des vaccins vivants modifiés ou des rappels de vaccins inactivés.

Certains vaccins (ceux pour la prévention de la mammite, par exemple) demandent plusieurs rappels et ont une efficacité de moins d’un an, ce qui ajoute au défi de mettre sur pied un protocole efficace. Heureusement, des logiciels tels que DSA ou Lac-T permettent aux producteurs de gérer plus efficacement la vaccination de leur troupeau, et ce, grâce à l’affichage des actes de régie quotidiens. L’essor des téléphones intelligents et des tablettes a permis une utilisation améliorée de ces logiciels et facilite l’accès à des protocoles plus complexes.

On vaccine les individus pour protéger le troupeau. Un vaccin ne supprime pas totalement le risque de l’infection qu’il vise. Il devrait toutefois, lorsqu’il est utilisé judicieusement, diminuer ce risque ou limiter la sévérité de l’infection.

Immobilisés sans stress

L’efficacité d’un vaccin sera influencée par les circonstances dans lesquelles il a été administré. Par exemple, des animaux qui viennent d’emménager dans une nouvelle étable à stabulation libre, ou que l’on a pourchassés pendant plusieurs minutes afin de leur donner l’injection, pourraient ne pas répondre comme prévu à la vaccination. Prévoir une méthode efficace et sans stress pour immobiliser les animaux dans le but de les vacciner, de les vermifuger ou de les traiter contribuera au succès d’un projet de vaccination.

Dans le cas de certains pathogènes (le virus de la diarrhée virale bovine, par exemple), l’immunité passive, c’est-à-dire acquise par l’entremise des anticorps maternels, peut nuire à la séroconversion à la suite de l’administration d’un vaccin. Le plan de vaccination doit donc tenir compte de la durée moyenne de cette immunité.

La malnutrition ou un problème de santé pourraient aussi entraver la réponse immunitaire. Pour obtenir une protection maximale, il faut gérer à la fois la pression d’infection (environnement, propreté, densité) et la résistance immunitaire.

Certains vaccins administrés à la vache sont en fait destinés à augmenter les anticorps dans le colostrum et, par le fait même, à immuniser le veau contre des maladies (diarrhées à E. coli, rotavirus, coronavirus, par exemple). Dans ce cas, si le vaccin semble ne pas fonctionner, il est important de se rappeler que l’échec pourrait provenir d’une mauvaise régie du colostrum (délai d’administration, hygiène déficiente, quantité insuffisante…). Bien souvent, plusieurs facteurs sont à considérer lorsqu’un traitement est inefficace. Faites équipe avec votre médecin vétérinaire pour trouver une solution!

Pour une efficacité maximale

Pour la plupart des vaccins injectables, il faut entre 14 et 21 jours avant d’atteindre une efficacité maximale. S’il s’agit de vaccins inactivés, un rappel sera nécessaire. Le gel, le soleil et la chaleur vont également altérer le produit et peuvent le rendre inefficace. Un vaccin vivant devrait idéalement être utilisé à l’intérieur des quatre heures suivant sa reconstitution.

Dre Lisiane Poulin, m.v.,collaboration spéciale