Propriétaire de la Fromagerie Hamel, Marc Picard plaide aussi pour la vente de vins dans les épiceries et commerces spécialisés. Pour garantir la qualité des vins, souligne-t-il, les vignobles devraient être agréés par la Société des alcools.
Les vignerons Denis Paradis et Léon Courville appuient avec enthousiasme la campagne « Ce n’est pas l’envie qui manque » de l’Association des détaillants en alimentation du Québec.
En janvier prochain, Annick Gazaille, de Magog, inaugurera un tout nouveau supermarché de 52 000 pi2. Elle aimerait bien pouvoir y consacrer une section entière aux vins et alcools québécois.

Une raison de plus d’offrir les vins québécois en épicerie

La conclusion d’un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne va se traduire par une baisse de tarifs sur les vins importés au Québec.

22 octobre 2013
par Pierre-Yvon Bégin - Alimentation

Propriétaire de la Fromagerie Hamel, Marc Picard plaide aussi pour la vente de vins dans les épiceries et commerces spécialisés. Pour garantir la qualité des vins, souligne-t-il, les vignobles devraient être agréés par la Société des alcools.

Résultat : les vins européens devraient coûter moins cher. Les vignerons québécois y voient un motif supplémentaire de hâter le pas afin de pouvoir enfin vendre leurs vins en épicerie.

« C’est une raison de plus », souligne Léon Courville, propriétaire du vignoble Les Brome. Celui-ci participait aujourd’hui à la conférence de presse convoquée par l’Association des détaillants en alimentation du Québec, qui repart en campagne afin de pouvoir vendre les alcools québécois.

Ex-politicien devenu propriétaire du Domaine du Ridge, Denis Paradis abonde dans le même sens. La vente dans quelques épiceries à proximité de son vignoble, affirme-t-il, lui permettrait de développer son entreprise. Il se dit incapable de satisfaire aux exigences actuelles de la Société des Alcools, qui lui réclame un nombre minimal de caisses. Il note aussi que deux gros joueurs, Constellation (75 %) de New York et Kruger (25 %) de Montréal, contrôlent aujourd’hui la distribution de vins dans les épiceries.

« Je ne peux fournir tout le Québec, mais je veux très bien faire affaire avec quelques marchands locaux », plaide-t-il.

Annick Gazaille est propriétaire d’un marché IGA à Magog. Elle est en train de construire un supermarché de 17 M$ où elle entend réserver une place de choix aux produits québécois. En 2004, elle avait perdu son permis de vente d’alcool pendant 14 jours pour avoir vendu des vins québécois. Dans son nouveau magasin, elle accordera une place importante aux bières produites par les microbrasseries québécoises. Elle se dit prête à faire de même avec les vins et alcools du Québec.

« On aimerait ça, encourager ceux qui nous encouragent », a-t-elle déclaré.

Nos publications

Déjà abonné? Accédez au journal électronique