Nouveau règlement pour les appellations réservées
Plus de 4 ans après l’adoption de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants, Québec annonce l’entrée en vigueur de son propre Règlement.
Ce nouveau Règlement sur les appellations réservées, espère-t-on, devrait encourager l’essor des produits québécois dits de spécificité. Outre la production biologique, seul l’agneau de Charlevoix a obtenu jusqu’ici une certification d’origine.
« Les modifications proposées permettent de mieux répondre aux réalités de terrain et auront pour effet de favoriser l’accès aux appellations réservées », soutient Denis Paul Bouffard, le président-directeur général du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV). Ce conseil a la responsabilité de superviser la démarche des groupes de producteurs désirant obtenir une appellation réservée pour distinguer leur produit de la production industrielle.
Denis Paul Bouffard précise que le nouveau Règlement constitue en réalité une mise à jour du règlement relié à la précédente Loi sur les appellations réservées et qu’on utilisait toujours. La nouvelle appellation de spécificité, explique-t-il, permettra à des produits d’obtenir une certification, peu importe leur lieu de production au Québec.
« Dans ces produits de spécificité, illustre-t-il, on pourrait retrouver par exemple le bœuf à l’herbe, un produit de niche avec des caractéristiques particulières. Le miel de bleuetière, un miel avec un goût très particulier, pourrait aussi être considéré. Le homard pourrait également entrer dans cette catégorie. »
Rappelons que les producteurs de cidre de glace du Québec ont aussi présenté une demande d’appellation et que leur requête est en cours de traitement. Deux autres productions, indique Denis Paul Bouffard, la Volaille Chanteclerc et le lait de vache Canadienne, pourraient aussi présenter des demandes dans un avenir rapproché.




