Crédit photo : Équiterre
Crédit photo : Équiterre

Manger bio et local à l’hôpital

C’est possible de manger des légumes biologiques locaux dans une cafétéria d’hôpital ou dans une école. Cela demande évidemment quelques ajustements de la part des institutions en question. Ce sont là les conclusions du projet À la soupe! mené au cours des trois dernières années par l’organisme Équiterre.

07 juin 2010
par Julie Roy - Alimentation

De 2007 à 2009, ce sont 32 établissements, soit 12 garderies, 15 écoles primaires, 2 écoles secondaires, 1 cégep, 1 CHSLD et la cafétéria de l’hôpital Jean-Talon qui se sont procuré pendant une partie de l’année des fruits et des légumes frais et biologiques auprès de 19 fermes membres du réseau de l’agriculture soutenue par la communauté (ASC).

Ce projet visait plusieurs objectifs, dont celui de favoriser une alimentation saine, écologique et solidaire au sein des établissements publics et parapublics. Pour plusieurs institutions l’objectif a été plus qu’atteint, car celles-ci ont noté une hausse de l’achat des fruits et des légumes. « Les gens qui fréquentent ces établissements ont été très satisfaits », souligne Isabelle St-Germain, responsable du projet chez Équiterre.

Quelques problèmes ont toutefois été notés comme la disponibilité des produits, le bon arrimage entre l’offre et la demande, les coûts, mais surtout la préparation de ces aliments. « Les légumes arrivent sans être préparés. Le problème, c’est que les institutions ont subi des coupes dans leur budget, elles n’ont donc souvent pas les infrastructures nécessaires ni le personnel pour s’occuper de ces légumes et de ces fruits », souligne Sidney Ribaux, cofondateur et coordonnateur général d’Équiterre.

Le guide De la ferme à la cafétéria a été créé par Équiterre spécialement pour aider les institutions qui souhaitent acheter d’un agriculteur local. Le guide aide à régler différents problèmes, mais M. Ribaux confie que pour être réellement efficace, un intermédiaire qui s’occuperait de gérer l’offre, mais aussi de la préparation, serait nécessaire. « Cela pourrait prendre la forme d’une coopérative où les producteurs seraient réunis. »