Martine Bourgeois a remporté le titre d’Agricultrice de l’année 2017 lors du Gala Saturne, le 21 octobre dernier. Dans l’ordre habituel, Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles, Martine Bourgeois, Raymonde Plamondon, présidente sortante des Agricultrices du Québec, et Nathalie Kerbat, Agricultrice de l’année 2016. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin

Martine Bourgeois a remporté le titre d’Agricultrice de l’année 2017 lors du Gala Saturne, le 21 octobre dernier. Dans l’ordre habituel, Marcel Groleau, président de l’Union des producteurs agricoles, Martine Bourgeois, Raymonde Plamondon, présidente sortante des Agricultrices du Québec, et Nathalie Kerbat, Agricultrice de l’année 2016. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin

Martine Bourgeois, Agricultrice de l’année 2017

LÉVIS — « Quand on a un rêve, il faut s’y accrocher », a affirmé Martine Bourgeois. La représentante de la Montérégie-Est venait de remporter le titre d’Agricultrice de l’année 2017, décerné par les Agricultrices du Québec lors du Gala Saturne.

Le 21 octobre dernier à Lévis, 350 convives ont participé à ce gala qui soulignait également le 30e anniversaire des Agricultrices. Le ministre de l’Agriculture du Québec, Laurent Lessard, a assisté à la soirée de même que le secrétaire fédéral à l’Agriculture, Jean-Claude Poissant. Les premiers ministres du Québec et du Canada, Philippe Couillard et Justin Trudeau, ont également adressé un message par vidéo.

Martine Bourgeois, propriétaire de la Ferme St-Ours avec sa sœur Chantal et son conjoint Serge Lefebvre, a dit accepter le titre d’Agricultrice de l’année 2017 « en l’honneur de toutes les femmes qui ont tracé le chemin ». Jeune adolescente, elle a rappelé avoir mentionné à son père, Marcel, de penser « à ses filles » au moment de se retirer.

« Ce titre, a-t-elle confié à La Terre, représente beaucoup pour moi. C’est le rêve d’une adolescente de 14 ans, une petite fille de Saint-Ours sur le bord du Richelieu, qui se concrétise 40 ans plus tard. »

La représentante du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Émilie Gaudreault, spécialisée en production de bleuets sauvages biologiques, s’est par ailleurs vu attribuer le titre de Jeune agricultrice. La propriétaire d’une ferme laitière Sylvie Lacoste, du Bas-Saint-Laurent, a pour sa part remporté le titre d’Agricultrice de passion.

Le directeur de La Terre de chez nous, Charles Couture, a eu l’honneur de présenter le titre d’Agricultrice entrepreneure, profitant de l’occasion pour rendre hommage à sa propre mère. Celle-ci a élevé une famille de huit enfants en créant un commerce de tissus. Le titre a été décerné à Catherine Lefebvre, représentante de la Montérégie-Ouest et propriétaire d’une ferme maraîchère.

Finalement, les agricultrices ont souligné l’apport de femmes qui se sont distinguées en tant qu’Agricultrice accomplie dans leur région. Cet hommage a été mis sur pied afin de souligner l’accomplissement et les réalisations d’une agricultrice retraitée ayant été un pilier pour le milieu agricole, pour son entreprise et pour sa communauté. Cette année, les Agricultrices accomplies ont été mesdames Suzanne Demers du Centre-du-Québec et Francine Ferland de la Chaudière-Appalaches Ouest.

Raymonde Plamondon, présidente sortante, souhaite la bienvenue à sa remplaçante à la tête des Agricultrices du Québec, Jeannine Messier. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin

Raymonde Plamondon, présidente sortante, souhaite la bienvenue à sa remplaçante à la tête des Agricultrices du Québec, Jeannine Messier. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin

Nouvelle présidente

Les déléguées des Agricultrices ont par ailleurs élu une présidente à leur tête. Jeannine Messier, de la Montérégie-Est, succède ainsi à Raymonde Plamondon, qui a occupé le poste durant huit ans au cours de quatre mandats. La nouvelle élue est propriétaire d’une bleuetière à Saint-Pie. Elle cultive également des asperges et des céréales, et tient une table champêtre.

Au cours de son mandat, Jeannine Messier entend notamment prioriser l’accès au service Internet haute vitesse, la formation, la sécurité à la ferme, la conciliation travail-famille et la rémunération du travail invisible.

« Ce travail invisible effectué par les femmes, a-t-elle déclaré, représente une valeur de 108 M$. Celles-ci pourraient profiter d’incitatifs fiscaux. » La Terre avait dressé le portrait de la rémunération du travail invisible des agricultrices dans un dossier complet publié en 2016. Les journalistes Martin Ménard et Myriam Laplante El Haïli ont d’ailleurs étés récompensés au Gala Saturne pour ce dossier, en remportant conjointement le prix de journalisme Rosaline-Ledoux, créé en l’honneur d’une pionnière décédée récemment.

Martin Ménard et Myriam Laplante El Haïli, journalistes de La Terre de chez nous, ont remporté le prix de journalisme Rosaline-Ledoux. Dans l’ordre habituel, René Gagnon, représentant Desjardins, Martin Ménard, et Raymonde Plamondon, présidente sortante des Agricultrices du Québec. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin

Martin Ménard et Myriam Laplante El Haïli (absente de la photo), journalistes de La Terre de chez nous, ont remporté le prix de journalisme Rosaline-Ledoux. Dans l’ordre habituel, René Gagnon, représentant Desjardins, Martin Ménard, et Raymonde Plamondon, présidente sortante des Agricultrices du Québec. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin