La ferme laitière No-Chan construit un bâtiment pour pouvoir accueillir deux robots de traite et éventuellement agrandir son troupeau. Crédit photo : Anne-Marie Poulin

La ferme laitière No-Chan construit un bâtiment pour pouvoir accueillir deux robots de traite et éventuellement agrandir son troupeau. Crédit photo : Anne-Marie Poulin

Apprendre de chacun comme employeur

SAINT-GERVAIS — Il y a quelques années, Chantal Ruel et Bruno Vermette, de la Ferme No-Chan à Saint-Gervais, ont été confrontés à un choix : tout laisser tomber ou se lancer dans une modernisation majeure.

Ils ont choisi la deuxième option, qui impliquait une restructuration majeure, le déplacement temporaire du troupeau et l’embauche de personnel pour la période de transition.

Cette ferme de Bellechasse, en Chaudière-Appalaches, vit une croissance depuis que le couple en est devenu propriétaire en 1999. Grâce au nouvel agrandissement, elle accueillera deux robots de traite. Pour la durée des travaux, le troupeau de 70 vaches a été déplacé dans une ferme à Saint-Vallier, à une vingtaine de minutes de route des installations principales.

Avec l’évolution de l’entreprise, les besoins en personnel changent eux aussi. Désireux de s’améliorer, Bruno et Chantal ont fait appel à du coaching de gestion.

Équité pour les employés

Ce coaching les a particulièrement aidés sur deux aspects : l’établissement d’une échelle salariale et le développement des employés.

Avec Karine Phaneuf, conseillère en ressources humaines à l’Union des producteurs agricoles, ils ont établi des barèmes de salaire pour faciliter les décisions de gestion, mais aussi pour être équitables envers leurs employés.

Pour ce qui est du développement des ressources humaines, les propriétaires ont choisi de miser sur les forces et les intérêts de chacun. « Quand t’es capable d’exploiter les forces de tout le monde, tu le fais! » explique simplement Bruno Vermette. Bien qu’ils souhaitent axer sur les forces de chacun, les propriétaires s’assurent de rester justes dans les tâches plus ingrates. « Je ne ferai pas faire toute la job plate aux employés. On va la faire ensemble », poursuit-il.

Apprendre de tous

Les propriétaires rappellent par contre que « ce n’est pas évident d’être un bon patron ». Chantal et Bruno demeurent ouverts à tous les apprentissages. D’ailleurs, à leur avis, chacun de leurs employés leur a apporté quelque chose. Même leurs enfants!

Alexis, le deuxième des quatre enfants de la famille, s’investit dans l’entreprise. Il travaille les fins de semaine et pense entreprendre des études en agriculture au cégep l’an prochain. Son ami Fabien s’est aussi joint à l’équipe de la Ferme No-Chan pour les trains de la fin de semaine.

Alexis s’est amusé à former Fabien. Bruno raconte qu’en écoutant son fils donner des conseils à son ami, il a lui-même appris de nouveaux trucs pour se faciliter la tâche!

La Ferme No-Chan a été sélectionnée par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA de la Chaudière-Appalaches pour représenter le nord de cette région dans le cadre de Ma ferme, mon monde, la bonne idée en gestion des ressources humaines, une initiative d’AGRIcarrières.

Anne-Marie Poulin, collaboration spéciale