Il y a un an, peu après sa nomination à titre de ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis avait fait une tournée de reconnaissance dans Brome-Missisquoi, à laquelle la Terre avait participé. Et il s’était arrêté à la ferme biologique du jeune producteur Jean-Martin Fortier, auteur du livre à succès Le Jardinier-maraîcher. © Yvon Laprade

Il y a un an, peu après sa nomination à titre de ministre de l’Agriculture, Pierre Paradis avait fait une tournée de reconnaissance dans Brome-Missisquoi, à laquelle la Terre avait participé. Et il s’était arrêté à la ferme biologique du jeune producteur Jean-Martin Fortier, auteur du livre à succès Le Jardinier-maraîcher. © Yvon Laprade

Québec vire bio et injecte 9 M$

QUÉBEC Les planètes sont « bien alignées » dans le secteur bioalimentaire, assure le ministre de l’Agriculture Pierre Paradis.

Pour « soutenir la prospérité des entreprises » dans ce secteur en croissance, Québec injectera 9 M$ sur 3 ans.

« C’est un virage majeur, a déclaré le ministre, mardi, lors de l’étude des crédits budgétaires touchant l’agriculture. Il y a de l’expansion à prévoir. Les gens sont prêts à nous accompagner. »

Cette aide financière s’inscrit dans la nouvelle Stratégie de croissance du secteur biologique.

Un marché de 400 M$

Le ministre et député de Brome-Missisquoi souhaite que la contribution de l’État permette aux entreprises d’ici d’occuper une plus large place dans ce lucratif marché.

« Le bio, a-t-il soulevé, c’est un marché de 400 M$. Or, seulement 30 % de ce marché est occupé par nos entreprises. »

Pierre Paradis considère que les produits biologiques, c’est « meilleur » pour sa santé, et c’est aussi bénéfique pour la santé économique des agriculteurs.

« J’achète moi-même bio, rappelle-t-il. Et je m’efforce d’acheter des produits québécois. Je vote en quelque sorte avec mon portefeuille. Or, il m’arrive trop fréquemment de devoir acheter des produits bio qui viennent de l’extérieur du Québec. »

Le ministre maintient que le secteur biologique représente « une filière porteuse de vitalité économique pour les régions », en plus de répondre à la demande des consommateurs « en matière de santé, de saine alimentation, de protection de l’environnement, de bien-être animal et d’approvisionnement local ».