5 choses que les jeunes agriculteurs comptent changer en agriculture

1 – La perception du public. La jeune génération se dit plus consciente de l’importance de projeter une image positive de l’agriculture auprès du public. « Notre génération a les deux pieds dans les médias sociaux et on voit que les gens sont plus critiques qu’avant à propos de l’apparence et de tout le reste.

Il faut s’efforcer d’améliorer l’image de l’agriculture et d’avoir une bonne cohabitation. Il faut aussi éviter d’être contre la société. Si les gens veulent telle chose, comme le bien-être animal, on doit tendre vers ça », souligne le producteur laitier Frédéric Marcoux.

2 – La qualité de vie. Les jeunes agriculteurs veulent des congés et du temps pour leurs loisirs. Et plusieurs prennent déjà les moyens pour y arriver. « On a du retard comparativement aux autres secteurs d’emploi. Si on veut que l’agriculture ait du succès dans le futur et que nos propres jeunes soient intéressés à prendre la relève, il faut améliorer notre qualité de vie en se faisant remplacer de temps à autre. Tout ça, en ayant un revenu décent », résume l’éleveur Georges Mayrand.

3 – La communication. La relève souhaite communiquer davantage avec les consommateurs. Elle désire promouvoir la qualité des aliments produits par les fermes d’ici et faire connaître les bonnes pratiques adoptées ces dernières années. Les jeunes veulent augmenter la publication de vidéos et de photos mettant leur travail en vedette.

4 – Les procédures. Les agriculteurs contactés affirment que la relève a envie de résoudre les problèmes plus rapidement au lieu d’en parler pendant des heures en réunion ou en assemblée. Ils se disent plus dans l’action et moins dans les procédures, plus dans les solutions que dans l’affrontement. Ils désirent également plus de transparence de la part de leurs fédérations sur le contexte sociopolitique. Dans le même ordre d’idées, les jeunes voudraient qu’on leur livre l’information sans avoir systématiquement besoin de se déplacer. D’autant plus qu’un jeune qui a sa ferme peut être sollicité par quatre associations de producteurs différentes sans avoir le temps d’aller aux réunions.

5 – Le réseautage. Certains jeunes veulent qu’on mette davantage les idées en commun et qu’on ouvre le débat à un maximum de personnes. « Il n’y a pas encore assez de producteurs qui expriment leurs idées. Pourquoi ne pas créer un forum et des groupes privés sur les médias sociaux où chacun pourrait émettre son opinion afin de faire évoluer le débat sur des enjeux agricoles? Présentement, il y a les assemblées, mais le producteur prend connaissance le jour même des résolutions : il n’a pas le temps d’y réfléchir avant de voter », estime l’agriculteur Nicolas Mailloux.

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