À gauche, Patrick est entouré de ses enfants Jacob, Jade et Ophélie. Au centre, Nathalie, la sœur de Patrick, et les parents Lise et Paul Godin. À l’extrême droite, Normand, près de ses fils Alex et Steve, qui tient Nolan dans ses bras. Crédit photo : Charles Prémont

À gauche, Patrick est entouré de ses enfants Jacob, Jade et Ophélie. Au centre, Nathalie, la sœur de Patrick, et les parents Lise et Paul Godin. À l’extrême droite, Normand, près de ses fils Alex et Steve, qui tient Nolan dans ses bras. Crédit photo : Charles Prémont

Amoureux des animaux

SAINT-AIMÉ — Depuis cinq générations, la famille Godin cultive ses terres dans la région de Saint-Aimé, en Montérégie. En 1994, Patrick et son frère aîné Normand ont pris les commandes de la ferme familiale.

Avec leur quarantaine de vaches, ces producteurs de lait ont poursuivi le travail de leurs parents tout en nourrissant leur passion commune, exposer des animaux.

C’est Paul, le père des actuels propriétaires, qui leur a transmis la passion de la génétique. « En 1966, j’ai exposé mes trois premiers pur-sang, se rappelle-t-il du haut de ses 84 ans. Mon bœuf est arrivé premier et mes deux génisses ont été première et deuxième. Disons que ça donne la piqûre. »

Depuis 50 ans, les membres de la famille participent aux expositions de Sorel et de Saint-Hyacinthe sans interruption, sauf une fois en 1979. Leur parcours en tant qu’exposants leur a permis de remporter de nombreux honneurs. Les Godin ont même envoyé des animaux à Toronto et à Madison, dans le Wisconsin.

Au fil des ans, les deux frères ont fait doubler le troupeau de vaches en lactation, 80 environ sur un cheptel de 170, et ils ont plus que doublé la production de lait. Or, la véritable passion qui les anime, c’est l’amour des bêtes. Aujourd’hui, la famille mise donc de plus en plus sur leur confort.

Les Godin possèdent des vaches de races Holstein et Jersey. Crédit photo : Charles Prémont

Les Godin possèdent des vaches de races Holstein et Jersey. Crédit photo : Charles Prémont

« Nos animaux, c’est ce qui nous motive, explique Patrick, même si c’est parfois difficile. Quand on s’intéresse de près à la génétique, on a toujours un projet en tête. C’est pour ça qu’on ne veut pas faire grandir le troupeau au-delà de 85 à 100 vaches en lactation. On veut avoir le temps de leur donner les meilleurs soins pour aller chercher le maximum de leur potentiel. »

Aujourd’hui, si les deux frères s’occupent de la ferme, leurs fils et leur père viennent aussi leur prêter main-forte. « C’est sûr que ça demeure un lieu de rassemblement pour toute la famille », affirme Patrick.

La relève sera-t-elle au rendez-vous? Les enfants sont encore un peu jeunes pour le dire. « C’est une vie qui comporte ses difficultés, indique Patrick. Mon neveu possède des terres près d’ici et mon fils s’intéresse beaucoup à la machinerie. Un autre de mes neveux travaille pour un centre d’insémination. On va voir; on prépare ça tranquillement. »

Défrichée à la hache

C’est en 1831 que Jean Godin a défriché la terre sur laquelle se trouve aujourd’hui la ferme des Godin. « C’était en pleine forêt », indique Paul Godin. C’est son fils Pierre qui a bâti la maison encore habitée par la famille. « C’est sûr qu’on l’a modifiée au fil du temps, mais l’emplacement est toujours le même », mentionne Patrick. Le grand-père de Normand et Patrick s’appelait Jean et était surnommé John. Leur père, Paul, a repris la ferme en 1957. À l’époque, on y trouvait 17 vaches, 3 truies, 200 poules et 1 cheval.