Crédit : Martin Ménard/TCN

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L’OMC frappe le secteur laitier canadien

Après l’impact du Partenariat transpacifique, voilà que l’Organisation mondiale du commerce (OMC) impose au Canada une mesure qui fera baisser d’environ 1 % la production nationale de lait d’ici cinq ans.

Cette mauvaise nouvelle découle de l’entente de Nairobi, le 19 décembre dernier, qui prévoit la fin des subventions à l’exportation dans le secteur agricole. Or, le système canadien de gestion de l’offre dans le secteur laitier a été considéré comme l’équivalent d’une subvention par un panel de l’OMC il y a une dizaine d’années.

Pour chaque tonne de produits laitiers exportés par le Canada, on doit donc calculer comme subvention la différence entre le prix mondial et le prix domestique. Puisqu’il ne s’agit pas d’une subvention en argent, le Canada ne peut pas simplement arrêter de payer. Il devra donc cesser d’exporter et les volumes en question ne pourront plus être produits.

« C’est à peu près l’équivalent de 1 % de la production laitière qui devrait être affecté », estime Yves Leduc, spécialiste du commerce international pour les Producteurs laitiers du Canada (PLC). M. Leduc précise que l’effet négatif se fera surtout sentir à la fin de 2020 à cause d’une certaine « flexibilité » dans l’entente, qui permet au Canada, à la Suisse et à la Norvège de différer de quelques années la fin de leurs subventions à l’exportation dans le secteur laitier.