L’UE entérine l’accord de libre-échange avec le Canada

Les parlementaires européens ont entériné plus tôt aujourd’hui l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Union européenne. Cela signifie que 90 % de l’entente pourrait entrer en vigueur dès le mois d’avril.

Les portes de l’Europe s’ouvrent donc encore plus grand pour le porc et le bœuf canadiens, dont les exportations pourraient être multipliées par plus de 10. Les droits de douane de 8 % pour le sirop d’érable et de 17 % pour les canneberges séchées seront abolis. En contrepartie, 16 000 tonnes de fromages fins européens sont attendues en sol canadien, ce qui ne sera pas sans impact pour les petits joueurs québécois.

Comment percer le marché européen?

Le 10 février, lors de la 2e rencontre préparatoire du Sommet sur l’alimentation, la ratification imminente de l’AECG a incité le conférencier Jean-Guy Côté, directeur associé de l’Institut du Québec, à présenter quatre stratégies pour percer le marché européen.

  • Introduisez de nouveaux produits régulièrement: « Nichez vos produits, a recommandé M. Côté. Si vous avez des produits de marque, très spécialisés et de haute qualité, et que vous en avez beaucoup, vous allez être en mesure de réussir en Europe. »
  • Investissez dans des marchés où la productivité ressemble à la vôtre: « N’essayez pas d’investir dans le bloc allemand. Ça va être difficile », a-t-il prévenu.
  • Diversifiez les pays vers lesquels vous exportez.
  • Visez la haute valeur ajoutée.

L’Institut du Québec, né d’une association entre le Conference Board du Canada et HEC Montréal, a dégagé ces quatre stratégies en étudiant 14 000 entreprises québécoises qui ont réussi en Europe.