Maurice Doyon, agroéconomiste et professeur à l’Université Laval, croit que les Américains vont réclamer un accès au marché canadien équivalent au pourcentage négocié dans le cadre du Partenariat transpacifique. Crédit photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

Maurice Doyon, agroéconomiste et professeur à l’Université Laval, croit que les Américains vont réclamer un accès au marché canadien équivalent au pourcentage négocié dans le cadre du Partenariat transpacifique. Crédit photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

ALENA - Pas le choix de dire « oui »

« Trump est un dur en affaires et s’il nous signifiait que c’est à prendre ou à laisser, nous n’aurions pas le choix de dire oui. »

Voilà l’avis de Maurice Doyon, agroéconomiste et professeur à l’Université Laval, au sujet d’une éventuelle renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). À ses yeux, les États-Unis sont loin d’être perdants avec le Canada.

La réouverture de l’ALENA, souligne-t-il, ne plaît guère à tous les  producteurs agricoles américains. Le spécialiste croit ainsi que les États-Unis se contenteront de demander un accès au marché canadien équivalent au pourcentage qui avait été concédé dans le Partenariat transpacifique.

Dans ce contexte, pense-t-il, le marché chinois va continuer à occuper une plus grande place. La multinationale Fonterra, a-t-il indiqué, souhaite produire un milliard de litres de lait l’an prochain en Chine, comptant déjà sur une ferme de 15 000 vaches aux portes de la capitale Beijing.

L’agroéconomiste rappelle que la gestion de l’offre constitue une force dans un environnement en mouvance. Elle doit cependant être flexible et adaptable.

« Le plus important, c’est qu’elle doit être soutenue par les producteurs laitiers », prend-il soin de recommander.