Le nouveau code canadien pour les poules ne représente pas un gros changement pour les éleveurs du Québec. Crédit photo : Archives/TCN

Le nouveau code canadien pour les poules ne représente pas un gros changement pour les éleveurs du Québec. Crédit photo : Archives/TCN

Plus de bien-être pour les poules

Un nouveau code de pratiques révisé pour le soin et la manipulation des poules pondeuses a été publié pour les 1 000 producteurs canadiens.

« Le nouveau code établit des normes progressistes pour le bien-être des poules au Canada », indique le spécialiste du bien-être de la volaille Ian Duncan, qui représente la Fédération des sociétés canadiennes d’assistance aux animaux au comité d’élaboration du code. 

Après le 1er avril 2017, les cages enrichies devront être d’au moins 750 cm2 par poule et d’une hauteur de 45 cm ou plus. Pour les systèmes sans cage, il faudra un minimum de 929 cm2 par poule et jusqu’à 1 900 cm2 pour les élevages sur un niveau avec de la litière partout. Plusieurs normes sont également prévues pour les perchoirs, les bains de poussière, l’éclairage, le picorage, la qualité de l’air, la température, la gestion de la litière, de l’eau et de la nourriture, la santé des poules, le transport, le mode d’euthanasie, etc. Le Code est disponible sur le site du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE au www.nfacc.ca).

Il s’agit d’une initiative conjointe des Producteurs d’œufs du Canada (POC) et du CNSAE après quatre années d’examen des données scientifiques.

« Il représente un outil de référence scientifiquement éclairé qui contribuera à l’amélioration continue de la manière dont les producteurs d’œufs prennent soin de leurs poules pondeuses », a déclaré Paulin Bouchard, président de la Fédération des producteurs d’œufs du Québec (FPOQ).

« Il va falloir trouver un moyen d’appliquer la norme sur le bain de poussière », précise Benjamin Gagnon, responsable des communications de la FPOQ. Ajouter un bac de sable pour les bains de poussière, par exemple, pourrait en effet inciter les poules à pondre au mauvais endroit et ainsi compliquer la collecte des œufs. Les équipementiers devront se pencher sur cette question prochainement. Benjamin Gagnon ajoute que les producteurs québécois sont en avance pour les questions de densité d’élevage avec un changement équivalent au code canadien depuis janvier 2015.

« Les systèmes classiques [cages], c’est fini », ajoute le responsable des communications de la FPOQ, qui précise que 50 % des systèmes conventionnels installés dans le passé seront éliminés d’ici 8 ans et 100 % d’ici 15 ans. Aujourd’hui, quelque 30 % des poules pondeuses du Québec disposent d’un logement alternatif (cage enrichie ou sans cage). « La conversion va s’accélérer dans les prochains mois », prévoit Benjamin Gagnon, qui estime que le Québec pourrait devancer l’atteinte du seuil de 50 %.