En 2013, Réal Michaud (au centre) avait été honoré par ses pairs lors du Colloque sur les plantes fourragères. Crédit photo : Archives/TCN

En 2013, Réal Michaud (au centre) avait été honoré par ses pairs lors du Colloque sur les plantes fourragères. Crédit photo : Archives/TCN

Réal Michaud n’est plus

Reconnu comme un pionnier dans le domaine des plantes fourragères au pays, Réal Michaud est décédé récemment à l’âge de 74 ans. Agronome de formation, il a été secrétaire fondateur du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF) en 1987, au sein duquel il a occupé les fonctions de premier secrétaire pendant 26 ans.

Natif de Saint-Alexandre-de-Kamouraska, il a obtenu un baccalauréat en agronomie en 1968, une maîtrise en 1971 et un doctorat en amélioration des plantes fourragères en 1975 à l’Université Laval.

Réal Michaud a amorcé sa carrière à Agriculture et Agroalimentaire Canada en 1974. Le chercheur s’est notamment illustré par le développement de 11 cultivars de luzerne plus résistants au froid, tel l’Apica. Cinq de ces cultivars sont recommandés pour le Québec en raison de leur tolérance au gel de l’hiver. Ceux-ci ont donné la possibilité d’étendre la zone d’adaptation de la luzerne au Canada, ce qui a permis d’augmenter la production de protéines fourragères à la ferme.

Réal Michaud a également participé à l’élaboration de neuf cultivars de fléole des prés, de deux cultivars de brome des prés et d’un autre de dactyle. À titre de sélectionneur au sein d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, il avait la responsabilité de maintenir la pureté génétique de la variété sélectionnée et d’en fournir les semences.

Selon Germain Lefebvre, ex-président du CQPF, Réal Michaud n’est pas étranger au fait que le Québec soit la province où l’on retrouve le plus haut taux de semences certifiées au Canada. Il encourageait autant les distributeurs que les producteurs à employer des semences certifiées.

« C’est l’un des rares scientifiques à avoir fait autant de vulgarisation, témoigne Germain Lefebvre. Il participait volontiers à des rencontres avec les agriculteurs. Il se faisait un devoir de vulgariser. C’est un apôtre de l’utilisation des semences certifiées. Quand une nouvelle variété arrivait, il organisait le réseau d’essai et publiait les résultats. Il a été l’âme et les bras de l’atelier Cultivars durant toute sa carrière. »

À titre de gestionnaire, Réal Michaud a également été directeur adjoint et directeur par intérim au Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, à Québec.

Il a aussi occupé les postes de président, de secrétaire et de représentant canadien et nord-américain de différentes organisations comme la North American Alfalfa Improvement Conference, le comité permanent du Congrès international des herbages, le groupe de recherche nord-américain sur l’amélioration génétique des plantes fourragères et le comité d’experts canadiens sur les plantes fourragères.

« Il a été un collaborateur exceptionnel dans l’organisation de journées d’information, de congrès et de colloques, tant au Québec qu’au Canada », témoigne pour sa part une collègue, Huguette Martel.