Réjean Deslauriers, qui profite de cette rare fenêtre de beau temps, assure que « ce n’est pas le temps d’être au restaurant, c’est le temps de travailler »! Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Réjean Deslauriers, qui profite de cette rare fenêtre de beau temps, assure que « ce n’est pas le temps d’être au restaurant, c’est le temps de travailler »! Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Quand le Lac-Saint-Jean sème en même temps que la Montérégie

BELŒIL C’est la frénésie des semis actuellement dans les fermes. Depuis hier, les producteurs d’un peu partout au Québec s’activent dans leurs champs. Et fait à noter, les producteurs de la Montérégie sèment en même temps que leurs confrères du Lac-Saint-Jean.

À Alma, André Ménard a lancé ses semis le 15 mai. « Un petit 23 hectares pour se dégourdir », a-t-il écrit sur sa page Facebook. Il était encore en action ce mercredi matin, ayant semé un peu plus d’une cinquantaine d’hectares jusqu’à présent sur les 370 qu’il possède. En entrevue téléphonique, il dit commencer habituellement les semis entre le 8 et le 12 mai dans son secteur. « Nous avons un léger retard cette année, mais rien de dramatique. Tout dépendra de l’automne », analyse-t-il.

Comme au Lac, la majorité des producteurs de la Montérégie et du Centre-du-Québec viennent tout juste de lancer leurs opérations. « La chaleur est au rendez-vous, le sol se travaille bien : ce n’est pas le temps d’être au restaurant, c’est le temps de travailler! » lance Réjean Deslauriers, très enthousiaste de pouvoir enfin semer. Le propriétaire de la Ferme Régrain, à Belœil en Montérégie, craint la pluie annoncée pour demain, mais avec un peu de chance, il aura terminé ses 150 hectares lundi prochain. « Le retard n’est pas catastrophique pour l’instant. En 2011, nous avions semé le 20 mai et les cultures s’étaient rendues à terme quand même, nuance-t-il. Évidemment, si j’avais 1 000 hectares, je serais plus nerveux. »