Le ministre Lessard a fait le bilan de ses nombreuses actions depuis son arrivée en poste au début 2017. Crédit photo : Pascal Ratthé

Le ministre Lessard a fait le bilan de ses nombreuses actions depuis son arrivée en poste au début 2017. Crédit photo : Pascal Ratthé

Lessard veut une politique « prévisible »

Le ministre Laurent Lessard n’avait pas de grande annonce à faire devant le Congrès de l’UPA, mais il a été reçu de façon positive en raison de la reprise d’un dialogue entre l’organisation et le gouvernement depuis son arrivée en poste plus tôt cette année.

Il a fait le point sur l’avancement de la prochaine politique bioalimentaire. « Il faut un cadre financier connu et prévisible », a affirmé le ministre Laurent Lessard, qui entend terminer la politique d’ici le mois de février. Aucun ordre de grandeur financier et aucun nombre d’années pour le financement de la politique n’a cependant été évoqué pour le moment. « Je fais des représentations au ministre des Finances en ce moment », a indiqué Laurent Lessard.

La veille, le président de l’UPA Marcel Groleau avait évoqué l’injection nécessaire d’un montant de 100 M$ par an pour améliorer les programmes de gestion des risques à La Financière agricole du Québec et de 50 M$ par an pendant six ans ( 300 M$ au total) pour accompagner l’investissement.

Le ministre Lessard a par ailleurs annoncé qu’il entendait voir à ce que sa politique fasse en sorte qu’on « prenne plus de place dans nos assiettes ». Il veut notamment « pousser au maximum » l’achat local par les institutions publiques du Québec en suivant l’exemple ontarien.

Taxes

Sur la question des taxes municipales, le ministre a indiqué qu’il « va dresser un portrait commun » de la situation avec la collaboration de l’Union des producteurs agricoles pour ensuite discuter avec le monde municipal. « On va essayer de trouver une solution définitive », a affirmé Laurent Lessard.

Pangea

« On veut vivre dans un Québec de propriétaire », a réitéré le ministre Lessard, qui a précisé en mêlée de presse qu’il annoncerait d’ici « quelques jours » le résultat de son examen du « modèle Pangea 3.0».

Tel que déjà annoncé, le ministre s’inquiète en priorité qu’une créance peut s’acheter et que des blocs de terres pourraient se retrouver entre des mains étrangères.

Le ministre procède depuis quelques semaines à l’analyse d’un rapport de ce modèle effectué par La Financière agricole. Le document sera rendu public dans les prochains jours.

Notons que le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault a créé la surprise en annonçant dans son discours aux congressistes qu’il pensait que « Pangea n’achètera plus de terres au Québec ». Le ministre Lessard n’était pas au courant de ce changement de cap qui n’avait pas non plus été confirmé par Pangea au moment de publier.