• Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

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  • Carlos Leitao lors du point de presse dans le huis clos des médias cet après-midi. Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

    Carlos Leitao lors du point de presse dans le huis clos des médias cet après-midi. Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

Budget Leitão : de bonnes nouvelles pour l'agriculture et la forêt

QUÉBEC — Même si le budget du ministère de l’Agriculture sera en baisse de 20 M$ en 2016-2017 pour atteindre 861 M$, le troisième budget Leitão contient quelques bonnes nouvelles pour les secteurs agricole et forestier.

Les industries forestière et agroalimentaire font maintenant officiellement partie du Plan économique du Québec au même titre que le secteur aérospatial. Une Stratégie agroalimentaire sera mise en place par une démarche qui impliquera les consommateurs, les producteurs agricoles, les pêcheurs, les transformateurs et les distributeurs. « On peut se réjouir de ce budget », a commenté Charles-Félix Ross, économiste en chef de l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui souligne que, pour la première fois depuis longtemps, on « reconnaît » la contribution du secteur agroalimentaire et forestier à l’économie du Québec.

Crédit de taxes foncières

Pour les agriculteurs, cela se traduira notamment, dès 2017, par la refonte du Programme de crédit de taxes foncières agricoles, qui sera simplifié et dont l’administration sera transférée à Revenu Québec. Rappelons que la Commission Robillard sur la révision permanente des programmes recommandait l’an dernier la disparition pure et simple de ce programme. Le budget affirme clairement que le programme est « toujours pertinent ».

L’augmentation de l’enveloppe annuelle de ce programme ne grèvera plus le budget du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Pour les producteurs agricoles, le taux de remboursement des taxes foncières équivaudra à 78 % de la facture, soit une proportion à peu près équivalente à la situation actuelle. Le compte de taxes continuera d’être réduit dès le départ, ce qui devrait éviter le paiement d’une grosse somme à la réception. Il faudra évidemment attendre le détail pour constater le degré de simplification du Programme, qui devrait permettre d’économiser 1,5 M$ par année en frais administratifs.

Programmes

Le budget confirme les mesures d’appui au secteur des boissons alcoolisées québécoises avec 30 M$ sur cinq ans, principalement dans le Programme d’appui au positionnement des alcools du Québec à la SAQ.

Le gouvernement prévoit aussi la création d’un consortium de recherche sur l’agroalimentaire avec l’Université McGill (1 M$ par an) et l’ajout de 5 M$ sur trois ans aux sommes consacrées au drainage et au chaulage des terres. On majorera également de 1 M$ par an le budget du Groupe Export agroalimentaire Québec-Canada.

Forêts privées

Le budget souhaite stimuler la production de bois en forêt privée. La possibilité forestière des boisés privés équivaut à 33 % de l’ensemble de la capacité des forêts du Québec, mais les producteurs ne bûchent que 43 % de ce qu’il serait possible de prélever dans la forêt privée.

À cette fin, le budget prévoit une bonification du remboursement de taxes foncières sur les boisés, une possibilité d’étaler les revenus de la vente de bois sur sept ans et une somme de 6 M$ de plus par année, pour deux ans, du Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées. Notons aussi la hausse de 10 000 $ à 65 000 $ du seuil d’exemption de la taxe sur les opérations forestières.