Le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, souhaite que la future politique bioalimentaire soutienne une croissance ambitieuse du secteur. Crédit photo: Myriam Laplante/El Haïli

Le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, souhaite que la future politique bioalimentaire soutienne une croissance ambitieuse du secteur. Crédit photo: Myriam Laplante/El Haïli

Les grandes ambitions de Laurent Lessard

Le ministre Laurent Lessard n’a pas l’intention que le Sommet sur l’alimentation passe à l’oubli quelques mois après sa conclusion.

Dans une entrevue à la Terre, le ministre a expliqué qu’il souhaite donner une cible ambitieuse de croissance au secteur bioalimentaire dans sa future politique, un peu sur le modèle de Lucien Bouchard qui, lors du grand sommet de 1998, voulait doubler la production en cinq ans.

« L’ambition que j’ai, c’est de faire progresser le secteur bioalimentaire du Québec dans tous ses territoires », affirme le ministre. Des volets sont identifiés par Laurent Lessard : l’agriculture de proximité qui couvre les territoires du Québec, une production de qualité qui peut nourrir sa région, les autres régions du Québec, les autres provinces et la planète. « On veut prendre plus de place sur nos tablettes et dans les marchés qu’on veut occuper », ajoute-t-il. « Il faudra se donner des cibles de croissance pour l’intérieur et l’extérieur du Québec », précise Laurent Lessard, qui mise sur un développement des différentes filières.

Les programmes de gestion des risques en agriculture feront partie de la future politique, mais avec un nouvel objectif. « Il faut que ce soit une politique qui répond aussi à du développement de territoire. On ne pourra pas faire beaucoup plus si tout se passe en Montérégie et en Chaudière-Appalaches », lance le ministre Lessard, qui veut d’abord « voir ce qu’il faut faire pour le territoire, et après se demander quels sont les moyens pour l’atteindre, et l’assurance en fait partie ».

Marge de manœuvre financière

« Je vais être en demande auprès du gouvernement pour les moyens [pour mettre en place la politique] », affirme le ministre, qui rappelle l’importance des exportations bioalimentaires dans la croissance du PIB québécois.

Lors de la récente étude des crédits, le ministre a confirmé que La Financière agricole du Québec devrait disposer de 100 M$ de marge de manœuvre. Est-ce que ça peut servir à la nouvelle politique?

« Toutes les marges de manœuvre, j’essaie de les accaparer », répond le ministre, en précisant que l’année en cours n’est pas terminée et qu’on ne sait pas quelle marge de manœuvre finale détiendra la FADQ. Le ministre Lessard ajoute qu’il y a aussi une somme de 30 M$ qui est la part du gouvernement dans les fonds ASRA devenus inactifs. Il souhaite conserver cet argent pour la future politique.