Photomontage réalisé à partir des photos de Gage Skidmore, d'Hydropothecary et des ArchivesTCN.

Photomontage réalisé à partir des photos de Gage Skidmore, d'Hydropothecary et des ArchivesTCN.

8 dossiers à surveiller en 2018

Outre les traditionnels taux d’intérêt et de change, plusieurs éléments risquent d’influencer le secteur agricole au cours de l’année 2018.

1 – Les relations canado-américaines

« Les négociations concernant l’ALENA et le conflit du bois d’œuvre sont toujours en cours, et l’issue des pourparlers suscite beaucoup d’incertitude pour l’évolution future du commerce extérieur et des investissements des entreprises », résume le Mouvement Desjardins, dans ses Prévisions économiques et financières.

2 – Le commerce mondial

Les forces du marché international risquent d’entraîner quelques remous cette année, mais le secteur canadien devrait être assez vigoureux pour les surmonter, résume Martha Roberts, spécialiste en recherche économique chez Financement agricole Canada (FAC). 

3 – La future politique bioalimentaire

D’une part, l’année qui débute devrait être celle du dévoilement de la Politique bioalimentaire québécoise du gouvernement libéral et du budget qui y sera alloué. D’autre part, les élections de cet automne pourraient changer le paysage politique.

4 – Les dossiers politiques

En matière de politique, l’Union des producteurs agricoles a maintes fois interpellé le ministère de l’Agriculture du Québec sur les problèmes du Programme de crédit de taxes foncières agricoles. La spéculation foncière et l’accaparement des terres devraient aussi continuer à faire jaser.

5 – La pénurie de main-d’œuvre

En décembre dernier, le taux de chômage au Québec a atteint 4,9 %, son plus bas niveau depuis janvier 1976, révèle Statistique Canada. Cette vigueur de l’emploi risque d’intensifier le manque de travailleurs.

6 – La course aux programmes d’aide

À Ottawa, le Programme d’investissement pour fermes laitières (PIFL) a envoyé ses premières réponses l’automne dernier. Au Québec, il sera intéressant de surveiller la mise en œuvre du programme géré de 95 M$ pour l’amélioration de l’efficacité énergétique des installations et la conformité aux normes de bien-être animal, géré sur la base du premier arrivé, premier servi, tout comme le PIFL.

7 – La légalisation du cannabis

Le projet de loi sur la légalisation du cannabis doit maintenant recevoir l’aval du Sénat, ce qui pourrait poser certains problèmes. Néanmoins, Ottawa maintient toujours le cap du mois de juillet pour l’entrée en force de cette législation. Les prochains mois permettront de mieux mesurer l’impact de cette nouvelle « culture », notamment dans la production en serres.

8 – L’économie et les différents taux

De façon plus générale, les agriculteurs devront toujours surveiller la vigueur de l’économie, de la devise canadienne et les taux d’intérêt. « En 2018, la valeur relativement basse du huard devrait favoriser la compétitivité des exportations canadiennes », prédit FAC.

Plus de détails dans La Terre de chez nous du 17 janvier.