Forêts 2 septembre 2014

La crise force les fusions

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La crise forestière qui perdure force des syndicats de producteurs de bois à fusionner.

Les syndicats des propriétaires forestiers du sud-ouest du Québec et des producteurs forestiers de Labelle pourraient bien unir leurs forces pour affronter la tempête. Au cours des prochains jours, ils tiendront des assemblées d’information afin d’expliquer à leurs 8000 membres les divers scénarios de fusion des plans conjoints.

« Ça découle de la crise, et nos finances en prennent un coup », témoigne le directeur général Mario Lanthier. Celui-ci indique que le syndicat de Labelle assume la gestion du plan conjoint du Sud-Ouest depuis trois ans déjà, les deux entités ayant toutefois veillé à préserver leur indépendance. Les assemblées ont lieu cette semaine et la semaine prochaine à Joliette, Plaisance et Mont-Laurier.

« Il s’agit de réunions d’information, précise Mario Lanthier. On va prendre le pouls des producteurs. Ceux-ci auront à se prononcer aux assemblées générales en avril prochain. La Régie des marchés a été avisée de la démarche et si jamais il devait y avoir des audiences publiques, on espère qu’elles auront lieu en février prochain. »

Les hypothèses examinées jusqu’ici amèneraient les producteurs de Lanaudière à se joindre au syndicat de la Mauricie et ceux de la Montérégie, à l’Estrie. Par ailleurs, ceux des MRC des Collines, de Papineau, des Basses-Laurentides et de Pontiac pourraient se regrouper avec Labelle. Mario Lanthier explique que les frais juridiques découlant de la chicane interne autour d’une fusion précédente, combinés à une absence de revenus en raison de la crise, ont grugé toute la marge de manœuvre des syndicats.

« Dans Labelle, illustre-t-il, on a été très affectés par les fermetures d’usines. Nos trois scieries de résineux ont fait faillite. La même usine a fait faillite deux fois. Pour un petit plan conjoint comme nous, cela représente quand même une perte directe de 10 à 12 M$. »

Signe encourageant, le syndicat vient de signer une nouvelle entente avec le Groupe Forex, qui a repris l’usine Max Meilleur à Ferme-Neuve.